Chronique

l’album « Altered Realities » de Sovereign

today23/01/2024 16 5

Arrière-plan
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CHRONIQUE de l’album « Altered Realities » du groupe norvégien Sovereign par Olivier No Limit, chroniqueur metal, hard rock et rock.
Note : 8/10
genre: death/thrash technique
Le 19 janvier sort « Altered Realities », premier « vrai » album du groupe norvégien SOVEREIGN et franchement, c’est du lourd.
Pourquoi ?
Et bien ce combo donne dans le death/thrash, genre que l’on retrouve sous plusieurs formes selon l’inspiration des musiciens, et là, ils ont une griffe bien à part à nous proposer. Leur metal est assez théâtral, technique, rapide, voire véloce, c’est presque de la prog rageuse.
On a l’impression sur des morceaux comme « Altered Reality » d’être aspiré par un tourbillon aux riffing bouillonnant et changeant. Quand j’ai découvert « Futile Dreams », j’ai eu l’impression d’être attaqué par des abeilles soniques me piquant le derme à coup de notes nerveuses, rapides, le tout porté par une légère flagrance black.
L’excellent titre « Nebular Waves » est construit dans l’urgence et bien maîtrisé au vu de sa vitesse d’exécution et de la complexité qui l’habille, quant à « Counter Tech », on est sous tension du début à la fin, quels que soient les tempos abordés.
Il y a aussi ce titre qui dure 10 minutes, « Absence of Unity », nourri d’un tas de paysages musicaux entre intro psychédélique, riffs qui martèlent, solo de guitare qui assure et cette fin dans la grande tradition progressive sur fond de riffs répétitifs comme autant de vague qui viennent mourir sur le sable.
Bref, ici, on joue vite, technique, avec rage, tout en ayant cependant quelques instants plus groove. Après jouer la carte du « vite et du technique » peut lasser quand on tombe dans la démonstration, ce qui n’est pas, je trouve, pas le cas ici. Ils arrivent à mettre une âme dans leur musique ce qui est l’essentiel.
Alors pour apprécier « cette galette » à la frangipane musclée, il vous faudra, comme dit la formule consacrée, écouter la chose plusieurs fois pour en tirer tout le jus. Certains auront le vertige et d’autres qui iront jusqu’ à la fin de ce voyage sonique diront : « Ah bin oui quand même ! » Perso, bien-aimé. Ça joue !

Écrit par: Laurent Noth

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