Chronique

l’album « Hic sunt dracones… » de Bruno Karnel

today24/03/2024 10 1

Arrière-plan
share close
CHRONIQUE de l’album « Hic sunt dracones… » par Bruno Karnel, par Olivier No Limit, chroniqueur metal, hard rock et rock.
Note: 7.5/10
genre: rock sombre, contemplation post-rock, souvenirs de prog 70’s.
Salut les gens ! Il m’arrive parfois de chroniquer autre chose que de la musique qui fait du bruit, histoire de faire quelques incursions dans d’autres domaines. C’est le cas ici pour cette chronique qui parle de Bruno Karnel et de son dernier essai « Hic sunt dracones… » . Je dis dernier car le bonhomme semble être plutôt prolifique.
Ayant essayé, il y a longtemps de me lancer en tant qu’auteur-compositeur-interprète, j’ai été particulièrement touché par son univers musical, qui n’as rien de metal, mais qui est vraiment ” à part” intimiste, avec une âme bien à lui. Effectivement, ce Tourangeau trempe sa musique dans un univers pétrie d’un tas d’influences.
Alors au lieu d’un long discours, je vais reprendre quelques titres de son album pour expliciter mon propos. Il y a « La grise, la triste, l’horrible » avec un coté groovy, funky, titre sur lequel, je trouve, la voix de Bruno manque un peu de coffre, son chant n’étant pas trop en adéquation avec ce genre musical, ce qui n’est pas le cas pour la suite.
Effectivement, quand arrive « Abscisses désordonnées », on se retrouve plongé dans une balade sur accords mineurs, qui sonnent comme ceux usités dans la musique celtique ou bien par certains chansonniers. Cette composition est chargée d’une grande mélancolie presque moyenâgeuse qui monte en puissance. Beaucoup aimé.
« Mythologie vinyle » nous parle du « bruit blanc » que l’on trouve à la fin des chansons. Belle prose ! « Négatif des vagues » est une composition délicate soutenue par un violoncelle. « Mare congelatum (Der Wanderer) » est ourlé d’une effluve prog vintage des 70’, parfum que l’on retrouve parfois au hasard de ses compositions (Opération Septentrion), un peu comme un vieil ANGE.
Sa musique, parfois, s’électrise, soutenue par une batterie (Thiua, Musique obsidienne) en mode post rock. Quant à « Kusi Kuyllur » ce titre distille une aura un peu « spatiale » avec une prose qui me rappelle de loin THIEFAINE.
Bref, ambiances intimistes, guitare légèrement embuée de disto, voix qui raconte tout en douceur, mélancolie du passé sont au rendez-vous pour que l’artiste nous transmette son univers, en dehors de ce qui se fait actuellement. Touchant !

Écrit par: Laurent Noth

Rate it
0%